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Grave Jibes Fanzine summer issue is out
with interviews of
Brachko [audible] May Vs Femme Fatale
Here you can download Grave Jibes Fanzine pdf issues.
downloads
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Chronique MAY vs FEMME FATALE - D-Side mai/juin 2010 |
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Brachko chronique Premonition |
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Brachko The Man With the Hammer [Fatal Object]
Il y a bien longtemps de cela, le temps d'une génération complète, eut lieu en France un mouvement musical éphémère dénommé la "touching pop". Dernier sursaut d'une new-wave en décrépitude en pleine époque acid-house et baggy-sound, juste avant les shoegazers puis le grunge qui allaient balayer définitivement une époque conjuguée en noir et gris. Les groupes de ce mouvement n'étaient pas très nombreux : Little Nemo, Asylum Party, Babel 17, et Mary Goes Round. Ces derniers, un couple à la scène comme à la ville, avaient leur petite originalité : un peu plus de guitares, un peu plus de psychédélisme, mais ce qui n'empêchait pas la prédominance des synthés et des chansons douces-amères. Après une poignée d'albums, Mary Goes Round était happé par les années 90 et on n'entendrait plus parler d'eux... jusqu'à aujourd'hui. La moitié féminine étant allé voguer sous d'autres cieux, c'est Jérôme Avril qui reprend le flambeau, tout seul comme un grand. Et quelle bonne surprise ! On ne dira certainement pas que rien n'a changé, car les sonorités ne sont plus les mêmes : vingt ans ont passé. Et pourtant, "The Man With The Hammer" sait nous rendre intact ce que l'on aimait chez Mary Goes Round : des petites comptines désenchantées et nostalgiques, des putains de mélodies immédiatement accrocheuses, bref, un feeling très "new-wave", malgré cette fois-ci des synthés plus discrets, très 90's techno, et une présence accrue des guitares qui sonneraient même parfois Jesus & Mary Chain ! Les anciens seront ravis de faire vibrer leur fibre nostalgique sans en avoir honte, et les jeunes apprécieront une musique dénuée de toute frime, simple et efficace. Frédéric Thébault http://www.premonition.fr Sorti le 14/12/2009 Chroniqué le 16/05/201
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Chronique MAY vs FEMME FATALE sur Muzzart |
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Label consacré aux formations cold/new-wave, ancrées dans le passé tout en intégrant les orientations actuelles, Fatal Object nous a déjà grandement et agréablement surpris avec les albums de [audible] et Brachko, à la new-wave atmosphérique pour les premiers, plus directement rock pour les seconds, et nous propose aujourd'hui un autre album solide, sous la forme de cet opus associant le rémois May et les aixois (ou plutôt l'aixois puisque c'est ici de l'unique membre masculin de ce groupe qu'il s'agit) de Femme Fatale.
Après des efforts isolés augurant d'une suite sans écarts, les deux entités décuplent ces qualités en associant leurs univers et leurs visions, et trouvent en ces quatorze titres un terrain d'entente parfait et idéal, entre new-wave et cold-wave à la fois froide et presque enjouée en certaines occasions, à dominante synthétique sans que cela n'altère la valeur, conséquente, du rendu.
Une touche gothique, mesurée, est même de mise sur l'introductif Abscissa, lancinant et majestueux, au climat prenant. Le chant en Français, grave et séduisant jusque dans son uniformité, passant plutôt bien. Puis les deux acolytes déclinent un panel large, vif sur Dance on fire (les Sisters of Mercy de Floodland ne sont pas loin), assorti d'une basse cold enivrante sur The painter, lui aussi remuant, parvenant par le biais de sons décisifs et de climats accrocheurs à faire de ce début d'album une réussite intégrale. Si les claviers dominent, l'utilisation d'instruments "normaux", aussi éparse que bien dosée, se combine sans problèmes à ces nappes elles aussi déterminantes, et le duo poursuit ses investigations couronnées de succès sur les imparables Connected on radio brain et The city, sur lesquels les motifs sonores, atout de taille de M et May, étoffent parfaitement le tempo soutenu et la voix grave du second nommé.
Sur Suis-je un rêve, qui voit le retour au Français dans le chant, le rythme se fait plus saccadé, de même que sur The merry go round, des claviers sombres et grinçants engendrant un intérêt conséquent, et l'on se rend compte que le travail commun accroit les possibilités des deux intervenants, leur permet d'opter pour des colorations musicales diverses tout en restant dans l'esprit "new/cold" qui les caractérise de prime abord. Franche, intermédiaire (Minimal life) ou plus timide, la trame de ces deux "vétérans" talentueux et expérimentés de notre scène s'avère juste et habilement construite, et fait preuve de sobriété dans son étayage. On en appréciera donc le côté direct et fonceur, sur In the picture, autant que ses penchants abyssinaux sur The sphere, massif et presque indus, tout en s'arrêtant à l'excellente reprise de Seconde chambre sur Victoires prochaines. Et suite à cela, Le revolver, aux percus presque dansantes, leste et souple dans le même temps, puis les synthés délicieusement présents de In your mind, minimal et pourtant bien orné (c'est aussi la force des deux hommes, cette capacité à faire les choses à partir de trois fois rien si ce n'est leur ingéniosité et leur aisance dans la création de sons et d'atmosphères captivants) enfoncent le clou de leur rock aussi actuel qu'issu d'un passé magistralement réinvesti.
Dernier moment avant départ, à la noirceur à peine tempérée par des sons plus "clairs", dans un premier temps incertain puis beaucoup plus affirmé d'un point de vue rythmique, achevant ensuite de façon percutante un premier jet commun sans fautes, au digipack en noir et blanc élégant, du même niveau que les sorties des "collègues" [audible] et Brachko. Et par conséquent, en un mot, indispensable.
Par A good day for a trip, le 16/04/2010 - muzzart
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The Merry Go Round par Guillaume Joubert |
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May et Femme Fatale se sont unis afin de composer ensemble 'The Merry Go Round', un album sur lequel on retrouve 14 titres portés par des sonorités synthétiques. Mélange de musique industrielle, new-wave, et minimaliste, 'The Merry Go Round' nous plonge dans des ambiances sombres et envoûtantes accentuées par la voix de May, particulièrement grave et originale. Si les morceaux sont assez planants, certains sont entraînants, comme 'The Painter', 'The City', et même plutôt nerveux sur 'In the Picture'.
Le chant alterne l'anglais et le français, ce qui n'était pas évident dans un style plutôt voué à l'anglais. Cet album, original et moderne, présente aussi une certaine sensibilité que l'on ressent jusque dans la voix de May. Même si l'album se présente pour un public averti, personne ne restera indifférent au timbre de May, ni à la noirceur ambiante, intensifiée sur les clips réalisés et visibles ci-dessous.
la suite ici www.contre-culture.info
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MAY VS FEMME FATALE on the Polish radio station MEGASTACJA |
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MAY VS FEMME FATALE on the Polish radio station MEGASTACJA
Dark Night Show by Alkor XIII
next Monday (April 19th) 10 pm CET http://www.rock.megastacja.net
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Brachko, Chronique dans Vacarm |
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Brachko - The Man With The Hammer Presque vingt ans se sont écoulés entre le split des regrettés Mary Goes Round et la sortie de The Man With The Hammer, premier album de Brachko. Projet solo de Jérôme Avril (ex MGR) assumant une démarche ouvertement axée sur le passé, cet opus combine tous les ingrédients nécessaires pour ravir les nostalgiques d’un son et d’une époque – à priori – révolus
Format rock énergique et planant se partageant les bases de la new wave et de la cold wave, The Man With The Hammer fait pratiquement revivre Mary Goes Round tant il reprend les mêmes arrangements et structures tout au long des morceaux : voix monocorde noyée dans la réverb, batterie remplacée par la boîte à rythmes, synthés aériens, basse et guitares résonnant dans leurs propres échos, mélancolie communicative. « Up In The Sky » annonce directement la palette de couleurs qui s’éparpilleront jusqu’à la fin, sans grand changement d’un bout à l’autre (hormis avec « The Afama », nettement plus punk). Les pistes dansent et se confondent presque entre elles, plongeant l’auditeur dans une bulle complètement hermétique. Le son est mixé à l’extrême sans néanmoins paraître lisse, facile, contournant toute fioriture inutile.
On notera quelques petits défauts, comme le chant poussif de « My Bloody Phone » ou le rythme globalement assez répétitif de l’album. Léger bémol également au niveau des textes, qui auraient mérité d’être retranscrits sur le support cd. S’il parait évident que Brachko séduira à coup sûr les nostalgiques de cold wave, les amateurs de rock plus brut risquent en revanche de décrocher un peu par cet aspect volontairement rétro. Avis à votre curiosité donc.
Quoi qu’il en soit, voilà encore une belle surprise de la part de FatalObject, label à suivre de près.
Tracklist :01. Up In The Sky 02. My Wonder 03. New Dawn 04. Can’t Live Without You 05. Up And Down 06. My Bloody Phone 07. The Alfama 08. Silence 09. Merry-go-round 10. The Man With The Hammer écrit par Arno Mothra, le 10-03-2010
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Vacarm
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[audible] chroniqué dans VACARM |
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[audible] chroniqué dans VACARM [audible] - Eponyme Rencontre artistique entre son instigateur (Bertrand Georges) et ses convives (Julien Noël, Philippe Maillard, Team Skeme…), [audible] mélange en son sein plusieurs facettes du mouvement électronique jusqu’à former un bloc protéiforme dont la cohérence se retrouve dans les ambiances choisies, généralement sombres sans être larmoyantes. Voyage au bout de la nuit, le premier album du projet vient de paraître.
À travers cet opus, [audible] cultive les contrastes comme une manière peu commune d’instaurer une atmosphère ténébreuse accompagnant son œuvre. Entre pop synthétique et sombre guidée par une voix grave (« Shady ») voire aussi claire qu’éperdue (« Sans Fin Vers La Lumière »), cold wave cotonneuse (« Sacrée »), rock désabusé et noisy (l’introspectif « Shadows », petite pépite de froideur), darkwave old school (« Silence Time Alone »), par ailleurs largement au-dessus des nullités actuelles, redondantes et sans âme servies jusqu’à l’overdose, [audible] aligne treize titres de teneur différente bien qu’intrinsèquement reliés par le paradoxe : derrière les effets électroniques se cache une mélancolie attirée par la lumière qu’elle mange petit à petit. En atteste le surprenant (bien qu’un peu trop vintage) « The Hope Seller », dans lequel la remise en question des modes évoque Sopor Aeternus sur un chant à la Robert Smith (mélange des genres par ailleurs assez troublant au premier abord mais assuré avec élégance). Une teinte d’ambient vient parfois gribouiller le tableau (« The Aura ») avant que tout ne se termine comme ça a commencé (remix de « Sans Fin Vers La Lumière », conclusion parfaite et hybride cassant la logique instrumentale des deux pistes précédentes).
Subtile, trouble et délicate, la musique d’[audible] se révèle à l’auditeur telle une invitation à toutes les formes auditives de la sensation. Outre la reprise impeccable et inattendue de « Old Dreams » (Asylum Party), on notera également le très beau travail réalisé sur le double livret du cd, mêlant avec poésie ce qui correspondrait aux caractères d’[audible] : le mariage de l’automne et du printemps, encore hésitant entre l’hiver et les couleurs nouvelles. Une réussite de bout en bout qu’on ne peut que vous inciter à découvrir.
Ecrit par Arno Mothra, le 06-03-2010
Vacarm http://www.vacarm.net/content/view/5018/28/
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Brachko Chronique dans Obsküre |
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Mary Goes Round fut rien de moins que l’un des maîtres de la Cold française de la fin des années 80, et, de surcroît, l’un des trois grands de la Touching Pop, cette subdivision émotionnelle et délicatement naïve de la vague froide. Et tout comme Little Nemo, Babel 17 ou Complot Bronswick, qui, ces derniers temps, permettent à la scène post-punk hexagonale de faire l’objet de toutes les "ressouvenances" en sortant des compilations et de nouveaux albums, le spectre de Mary Goes Round revient, solo – ne reste plus que Jérôme Avril –, nouveau nom car nouvelle musique : Brachko. Et au lieu d’imiter strictement la formule passée, ce Brachko jamais ne rechigne à expérimenter, marier les genres et jongler avec le passé et le présent. Retour qualitatif, c’est une certitude.
"The Man With The Hammer" est un album hybride en même temps que très contrôlé. Comprendre qu’on y retrouve du Rock, de la New Wave, une très grande dose – mais alors, très grande – de Noisy Pop et de Shoegaze, des mélodies simples et efficaces, de la mélancolie, du panache, de l’ironie, de la noirceur et des lumières. Finalement, ne serait-ce pas une sorte de mariage harmonieux de tout ce qui fit la richesse des scènes alternatives dans les années 1980, le tout remis au goût du jour, et recentré par une vraie rigueur d’interprétation ? Riffs rock’n’roll paresseux et crasseux appuyés par des effets synthétiques – "Merry-Go-Round", tiens tiens –, arpèges de guitares clean satinés, typés Goth Rock, batterie (ou boîte à rythmes ?) traitée avec cette sécheresse groovy très cold, chant suave noyé dans les nappes vocales et les superpositions harmoniques – et ça c’est très shoegaze, on pense pas mal à The Jesus & The Mary Chain sur "My Bloody Phone"… Brachko parvient, avec goût et passion, à concilier les genres, et couronne ces unions avec un sens pop et personnel de la mélodie. Certains instants renouent avec cette candeur Pop Wave qu’on adore chez les Cure ou chez Little Nemo – "Can’t live without You", mais c'est quand même moins lumineux –, d’autres laissent apprécier un groove impeccable et une production sale comme il faut – "My Wonder". Ces guitares baveuses, ce chant qui évite l’écueil du sur-traitement, offrent un contraste très old-school avec l’utilisation des machines, petits effets electro discrets et pertinents, accentuation de frappe des percussions, et évidemment, effets planants sur les guitares. L’écriture est resserrée, pêchue, et Brachko ne manque pas de verve – et nous fait le plaisir de ne pas sombrer dans le pur Rock’n’Roll désinvolte. On reste bel et bien dans une attitude "indie" avec grosses louches digitales et noisy, et relents cold.
Difficile de dire si l’album changera son époque, et il n’en a sans doute pas la prétention mais ce qui est sûr, c’est qu’il mérite largement le coup d’oreille (plus que ça même) : encore un come-back réjouissant pour un ancien grand nom de la french Cold Wave. "The Man With The Hammer" va à l’essentiel, avec sens de l’accroche et une bonne attitude, et devrait satisfaire autant les vieux corbeaux nostalgiques que les amateurs de Rock froid et composite.
Rosariüs Obskürehttp://www.obskure.com/fr/
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Brachko : Interview sur La Grande Radio/La Musicale |
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[La musicale] Mars 2010 The Man With the Hammer / Jérome Avril alias BRACHKO Entre 1988 et 1992, Mary Goes Round, duo formé de Jérôme Avril et Cécile Balladino a définitivement laissé une empreinte dans la mémoire musicale, en imposant leur son atypique, rencontre de la new-wave, du rock et d'une originalité bien spécifique, avec des albums parus chez Lively Art / New Rose : Sunset, 70 suns in the sky, Hot shot in space, Mary in wonderland, Highway planet.
Plus de dix ans après, Jérôme Avril revient avec un projet solo BRACHKO. Premier album au sein du jeune label fatalObject music en décembre 2009. Ecoutez Jérôme Avril http://www.lagranderadio.fr/Jerome-Avril-alias-BRACHKO-2010.html
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Musique - new wave Mercredi 24 février 2010
Brachko - The man with the hammerIl est des disques qui vous charment sans que vous ne puissiez véritablement expliquer pourquoi ; peut-être pour la qualité des pluies sensorielles qui les parsèment, pour la délicatesse des sonorités, pour une originalité insoupçonnée, pour des sensations quelque peu hors du temps. Ce constat s'applique sans problème à ce premier opus de Brachko, nous faisant rétrograder avec finesse quelques années en arrière.
Dix-huit ans après le split de Mary Goes Round - lequel connut son heure de gloire aux côtés d'Asylum Party, Opéra De Nuit et Little Nemo -, Jérôme Avril sort enfin son premier album solo sous le projet Brachko. Reprenant presque entièrement les mêmes codes que son ancien groupe, Brachko nous replonge au coeur des sonorités new wave et rock typiquement eighties, sous couvert d'une production complètement dépassée mais évitant cependant de s'empêtrer dans une kitscherie dégoulinante. L'unique chose à retenir ici : The man with the hammer irradie littéralement par la mélancolie et le fort magnétisme qui s'en dégagent.
Dans l'ensemble, The man with the hammer se savoure telle une longue chanson sectionnée en dix parties, lesquelles évoluent en montagnes russes durant une quarantaine de minutes. Entre voix monocorde noyée dans la réverb, boîte à rythme brutale sous échos, synthés aériens, basse et guitares aussi incisives que mélodieuses, "Up in the sky" annonce directement la palette de couleurs qui s'éparpilleront jusqu'à la fin, sans grand changement d'un bout à l'autre. "The Afama" sort quelque peu du lot par son approche nettement plus punk, alors que "Merry-go-round" esquive un ultime clin d'oeil aux simulacres de Mary Goes Round, accentués par une énergie plus rock. Les pistes dansent et se confondent entre elles, plongeant l'auditeur dans une bulle complètement hermétique.
Si le manque de diversité pourrait rebuter au premier abord, The man with the hammer fait partie de ces disques à écouter plusieurs fois avant d'en apprécier la richesse à sa juste valeur. Brachko frappe fort, très fort, procurant un enthousiasme assez peu commun en la matière. On attend désormais du jeune label français FatalObject qu'il nous offre à l'avenir des pépites de la même teneur que celle-là. Fans de new wave et de rock noisy aux lueurs froides, jetez-vous d'urgence sur cet album !
Article rédigé par Arno Mothra Par Métastases http://metastases.over-blog.com/categorie-11351128.html Publié dans : Musique - new wave
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Brachko/Contre-Culture Info |
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Brachko, The man with the hammer Album : The Man With The Hammer Titres : Up in the sky - My monder - New dawn - Can't live without you - Up and down - My boody phone - The Alfama - Silence - Merry-go-round - The man with the hammer. Brachko est le projet solo de Jérôme Avril ex membre du groupe Mary Goes Round. Son premier album est sorti le 14 décembre 2009 sur le label Fatalobject et regroupe 10 titres sur lequel on retrouve une musique partagée entre des influences new wave et noisy. C'est au niveau des arrangements que Brachko montre l'étendue de son talent, avec des compositions énergiques et accrocheuses dès l'intro, comme sur "My wonder". Dès le premier titre, "Up in the sky", la part belle est faîte aux guitares et aux claviers, mais aussi à la mélodie. Il y a quelque chose d'envoûtant chez Brachko, dans la voix, plutôt calme et rêveuse, mais aussi dans les ambiances. Mes préférences vont à l'entraînant "up and down", et "My wonder", mais aussi à "the Alfama" qui sonne beaucoup plus brut avec ses guitares acérées. Ce titre offre un contraste important entre la voix plutôt posée, bien que plus rageuse que les autres titres, et un ensemble bruitiste que l'on retrouve aussi sur le titre "My bloody phone. L'atmosphère se calme avec "Merry-go-round" pour livrer une jolie mélodie. Les guitares ne restent pas longtemps en suspends puisqu'elles reviennent sur le dernier titre "The man with the hammer". "The man with the hammer" est donc un album que l'on apprécie pour les atmosphères qui s'en dégagent mais aussi pour un son particulier que je vous invite à découvrir via les vidéos ci-dessous avec le teaser de l'album et le titre "The Alfama".
par Guillaume Joubert Contre-Culture Info - 2010-02-14 http://www.contre-culture.info/article-brachko-the-man-with-the-hammer-44903981.html
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Découvrez... [Audible] [Audible] Décembre 2009 (Fatal Object Music) Fatal Object Music a déjà frappé un grand coup avec l’album de Brachko, et voilà qu’il réitère la performance avec cet opus d’ [Audible]. Moins rageur mais tout aussi intense, celui-ci livre une new-wave aux soubresauts électro de grande classe que Sans Fin Vers La Lumière, morceau d’ouverture découpé dans une trame claire-obscure bien pens&e, met de suite en valeur. L’utilisation du Français sied à l’option empruntée et les colorations musicales, variées, charment l’auditeur tout en le perturbant par le biais de ressentis troublés, mis en musique avec une mainmise constante sur le produit final. On oscille entre épaisseur sonore et élans plus rêveurs (Shady) et un rock à mi-chemin de l’organique et du synthétique (ADDICT et son chant en "duel" de toute beauté, grave côté masculin et enjôleur, presque narratif, côté féminin). Shadows fait la part belle à ce schéma plus classiquement rock et offre de bien belles trainées noisy, contrebalancées par un fond classieux, et les contributions liées à l’album, nombreuses, s’avèrent remarquables. Non-content de cela, [Audible] se permet aussi deux reprises plus qu’abouties ; Old Dreams d’Asylum Party et The Hope Seller de Rise And Fall Of A Decade. Magnifiques, sombre et imposante pour la première, plus "lumineuse" pour la seconde, celles-ci ravivent le souvenir tenace de groupes essentiels et prouvent le côté non-conventionnel de Bertrand George et ses invités.
De surcroît, ceux-ci instaurent avec succès une langue nordique sur Salin Min et slon rythme électro brumeux aux sautes d’humeur bienvenues, et étayent régulièrement leur propos de sonorités magiques et de percus obsédantes (Signal Missing). Chaque titre suscite une attention poussée et engendre un "trip" sonore et mental mémorable, aidé en cela par une inspiration et une inventivité intarissables. L’intro nerveuse de Silence Time Alone et ses nappes synthétiques jetées sur un arrière-plan "dark", la délicatesse de Sacrée, son instabilité entre modération et intensité, le côté pesant et oppressant de The Aura constituent ainsi, entre autres, de beaux exemples de la majesté de l’œuvre présentée, dont la fin tient elle aussi ses promesses, un remix de Sans Fin Vers La Lumière par Atta Sexden s’invitant au rayon des bonnes surprises.
Que dire au moment de conclure donc, si ce n’est que nous tenons là, après Brachko, une œuvre singulière, décalée, hors du temps, et qu’il devient dès lors plus que nécessaire de se pencher sur le cas d’un label aux productions sonnant comme de superbes défis aux années 2000 et à leur cohorte de revivals plus ou moins crédibles.
par one minute in the dream world le 8 février 2010 Inside-Rock - 2010-02-08 http://www.inside-rock.fr/Audible.html
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[audible]/Contre-Culture Info |
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Audible est un groupe emmené par Bertrand Georges, qui a composé et arrangé ce premier album sorti sur le Label FatalObject.nAvant de recevoir l'album j'ai bien écouté un ou deux titres sur le Myspace afin de découvrir le style de Audible, et finalement ce qui m'a attiré c'est de me rendre compte que le groupe n'avait pas vraiment de style, c'est pourquoi me plonger dans cet album me semblait vraiment quelque chose d'intéressant. C'est un peu comme aller quelque part où l'on a jamais été, aller dans l'inconnu, et c'est plutôt sympa, même si l'on peut se planter. Me voici donc casque sur les oreilles pour me laisser gagner par une multitude de sons. Le premier titre " Sans Fin vers La Lumière" est un titre aux sonorités modernes qui dégage une influence new wave. La rythmique est puissante et une voix féminine et sensuelle se mêle aux sonorités électro. La voix chuchote un texte en français sur une atmosphère assez sombre et je me retrouve dans un autre monde, avec une musique qui n'a rien de commerciale et qui présente assurément une réelle originalité avec des textes pour la plupart en anglais. Ce qui marque cet album c'est la présence de nombreux musiciens mais aussi de nombreuses voix, dont beaucoup de femmes, avec Vanessa, Adeline, Cassandres, Aura, ou encore Angella. Quelques titres se dégagent du lot avec notamment "Addict" et l'alternance des voix, entre la voix grave de May et une voix féminine. C'est un morceau assez entraînant, dont la mélodie devient de plus en plus attachante au fil des écoutes, c'est d'ailleurs certainement le morceau le plus accrocheur . "Shadows" présente un son plus électrique, avec des guitares qui apportent un peu de sonorités rock à un morceau plutôt paisible. "Silence Time Alone" est un très joli morceau accompagné de claviers et d'une rythmique forte et très sèche qui dégage une certaine tension, et une certaine sensualité grâce à la voix d'Angella. On retrouve un autre titre en français avec "Sacrée", un titre encore plein de sensualité avec un chant chuchoté. Alors que "The Hope Seller" est un morceau assez mélodique et très planant, "The Aura" est très électro et ambient, avec de très jolies voix envoûtantes, qui laissent une ambiance fantomatique. L'album se termine enfin sur le même morceau que le premier mais avec des arrangements différents. Le son y est plus rock, avec des guitares tranchantes et le morceau offre un mélange étonnant de rock, de classique, d'électro et d'ambient. Si Audible est un groupe c'est surtout un ensemble de collaborations qui permet aussi d'offrir de nombreuses ambiances. Voilà donc un album très original et plutôt agréable à entendre.
Par Guillaume Joubert Contre-Culture Info - 2010-01-29 http://www.contre-culture.info/
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BRACHKO sur Aligre FM/Coma Electrique le 29 Janvier 2010
COMA ELECTRIQUE Emission indus/electro/metal/gothique/techno/rock/post punk etc
Tous les vendredis de 19h30 à 21h00 sur Aligre FM 93.1
reçoit
BRACHKO
le 29 janvier de 19h30 à 21h
à l'occasion de la sortie de son album
"The Man with the hammer"
"Coma Electrique" http://coma.electrique.free.fr et http://www.aligrefm.org
(émissions également en écoute sur ces 2 sites)
+ Myspace : http://www.myspace.com/comaelectrique
A GAGNER : des albums de Brachko et d'[audible]
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[audible] & BRACHKO
on the polish radio ROCK MEGASTACJA
Dark Night show by Alkor XIII
Monday 25th, January - 10pm-Midnight CET
http://rock.megastacja.net/kanaly/ROCK/rock.m3u
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Brachko "The man with the hammer" |
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Brachko, c'est le projet solo de Jérôme Avril, ex Mary Goes Round, duo formé, donc, par lui-même et Cécile Balladino et qui a profondément marqué le paysage new-wave/rock hexagonal entre 88 et 92 avec des perles comme, entre autres, Sunset ou Mary in wonderland, aux côtés d'autres formations de haute tenue comme The Pollen ou Little Nemo.
Sur ce projet, Jérôme se situe dans la jouissive lignée de son ancienne formation et nous replonge, le temps de dix perles d'une new-wave nerveuse et mélodieuse, dans une ambiance envôutante d'où émergent des scories noisy-pop. On pense d'ailleurs à Ride sur Up in the sky, titre inaugural joliment chanté, rythmé et qui voit la formule guitares/synthés prendre sans trainer. Une mélopée simple vient se poser sur cet enrobage habile et d'emblée, Jérôme lève le doute sur le contenu et la nature de son retour. L'énergie et l'inspiration sont intactes et la valeur des morceaux s'en voit décuplée, l'adresse affichée dans ce dosage entre new-wave racée, énergique, et plans noisy "d'époque" permettant un rendu brillant. My wonder, du même accabit, le démontre notamment par le biais d'une envolée instrumentale dont la particularité est d'être aussi simple qu'appréciable, avec en "bonus" cette voix presque songeuse, en phase parfaite avec l'ensemble. Puis New dawn, doté d'une batterie, à moins que ce ne soit une boite à rythmes, peu importe, plus pressante, valide définitivement la grandeur de ce come-back très attendu de ceux qui, j'en suis et la fierté n'en est que plus grande encore, ont connu l'éopque Mary Goes Round.
Arrive ensuite Can't live without you, noisy, alerte et léger, qui me fait penser qu'en termes d'alliage entre rock et new-wave, le sieur Avril fait montre du même savoir-faire que les excellents Gay Dad sur Leisure noise. Brachko suit une voie unique, la sienne, celle qu'à partir d'un passé probant et de goûts très fiables doublés d'un talent précieux, il s'est construite, comme sur Up and down, sombre, porteur d'une petite touche cold bienvenue, puis ce My bloody phone plus vigoureux encore. Les mélodies, superbes, se voient emportées par le flux d'une instrumentation tendue, urgente, tempérée par des plages synthétiques elles aussi judicieuses. The alfama et ses guitares déchainées, l'un de mes préférés, en est l'exemple type, et Jerôme y chante avec un peu plus de morgue sans se départir de ses vélléités mélodiques de tout premier ordre. Chacune des dix chansons, vous l'aurez compris, est digne d'intérêt et dévoile des petits plus de nature à faire la différence comme, sur ce morceau ravageur, ces claviers servant de contrepoint aux six-cordes débridées. Ou, sur Silence, cette sensibilité pop, ce côté presque spatial émanant des nappes synthétiques.
A partir d'un étayage sans surplus...superflu, Brachko signe un disque flamboyant, et se permet un clin d'oeil compréhensible au passé avec l'excellentissime Merry-go-round, aux riffs secs, avant d'enchainer, et de terminer, sur The man with the hammer, noisy, remonté, que je trouve pour ma part proche, dans le son comme sur le plan de la qualité, de certaines réalisations des frères Reid. L'allant, le canevas et la force mélodique, l'orientation noisy/wave de ce premier jet en solo forcent la décision et en font un incontournable, à l'instar de cette tension accompagnant l'ultime morceau, lequel nous tient en haleine sur plus de huit minutes sans faiblir un seul instant.
Superbe amorce donc, d'une carrière qu'on souhaite longue et prolifique et chargée en sorties de même teneur.
Man with the hammer, man with the hammer...
Par A good day for a trip, le 24/01/2010 - muzzart muzzart.fr
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INTERVIEW de MAY vs FEMME FATALE sur Culture Gothique |
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INTERVIEW de MAY vs FEMME FATALE sur Culture Gothique
1) Naturellement, la première question est : pouvez-vous vous présenter ? Votre projet étant issu de la réunion de deux formations existantes, comment en êtes vous venus à créer ensemble ?
MAY vs FEMME FATALE est composé de 2 membres, comme tu le dis réunion de nos projets perso. M. aux instruments et aux machines, May aux lyrics et au chant. Chacun avec son historique et son cercle créatif initié au début des années 80. Le sujet ici n’est pas de développer nos parcours individuels mais on peut retrouver pour plus de précisions nos interviews dans les N°4 et N°5 du PPPzine datant de fin 2007 ( http://generation-extreme.com/PPP/ ).
Pour l’historique, MAY est un projet solo, basé à Reims qui a fonctionné de 1985 à 1997. Son identité musicale axée sur le traitement minimal, froid et synthétique de textes au chant mélancolique, surréaliste et coloré. Projet réactivé fin 2007 pour aboutir à la sortie d’un album 12 titres Lovely Flowers sur le label fatalObject (voir l’article à ce sujet dans le N°3 du « a gore hurlant » tout récent ( http://www.myspace.com/agorehurlant ), ainsi que le PPPzine N°10).
Quant à FEMME FATALE, leur projet a démarré début 2007 sur les traces de HUMOUR MALADE, formation bicéphale très cold du sud de la France, officiant dans les années 80. HUMOUR MALADE a d’ailleurs publié fin 2007 un album collector (white vynil) sur le label Brouillard Définitif . Regroupant les incontournables du groupe. M. entouré de Ksy (batterie-chant) et de Lomedemon (guitare-clavier) ont mis en place au sein de FEMME FATALE une cold wave sombre et esthétique avec des textes Français très fort. Un mini-album 6 titres a vu le jour en avril 2008 : in a cold life, toujours sur le label fatalObject.
De nombreux évènements sont donc intervenus depuis 2007 comme la création du label fatalObject, la sortie en 2008 de nos albums respectifs sur ce label, notre rencontre et le démarrage du VS… et myspace y est pour beaucoup… Comme quoi les réseaux sociaux ont parfois du bon.
Notre première collaboration (une cover plutôt personnelle du she’s lost control de Joy Division), a été plébiscitée en Angleterre et a fait l’objet de nombreux échos, presse, radio…etc. Les choses se sont précipitées fin 2008 avec l’aboutissement en peu de temps de plus de 15 titres MAY vs FEMME FATALE. Osmose et frénésie de création commune qui se sont révélées être un catalyseur essentiel.
2) Vous avez choisi un nom (May VS. FF) qui maintient l’identité de chacun des groupes à l’origine de ce projet. Cela correspond-t-il à un désir de ne pas occulter cette origine ?
Il est sûr qu’à aujourd’hui nos priorités sont le VS, projet de cœur issu de nos identités mais vivant de notre présent, du besoin d’aller sans cesse de l’avant. Chaque composante personnelle est un outil qui a pour rôle de régler cette machinerie que nous ne cherchons pas à totalement maîtriser. Nous élaborons et donnons au travers de ce projet des émotions qui nous mènent vers des destinations que nous ne connaissons pas. C’est l’envie de découverte qui nous pousse avant tout. C’est pourquoi, oui, nos identités sont essentielles. Cette alchimie en est la composante et chaque partie est vitale à l’autre dans le VS.
3) Je vais être franc, en ce qui me concerne, je trouve que dans ce VS. « le tout est supérieur à la somme des parties ». Qu’est-ce que vous trouvez mutuellement dans cette collaboration qui vous enrichisse ?
C’est ce que nous ressentons également, la rencontre et la fusion sont primordiales. Un peu comme si tout devenait encore plus évident dans ce fonctionnement mutuel. Ce qui nous enrichit est en fait l’association de nos points communs et aussi de nos différences. Des différences qui s’ajoutent et nous stimulent. Au concret la musique et le chant trouvent l’harmonie qui les rend indivisible. Petit raisonnement mathématique qui démontre ton hypothèse sur le tout et la somme des parties dans le VS !!
4) Pouvez-vous dire quelques mots sur vos influences, sur le type de scène dans laquelle vous vous impliquez ?
Certes nous avons des influences, ou plutôt des goûts musicaux issus de la scène cold des années 80. Mais nous ne cherchons pas à utiliser nos références pour avancer. Nous évoluons dans un paysage plutôt froid tout en circulant sur les voies possibles, essayons d’apporter des couleurs au noir & blanc. Cold ou pas…Peu importe, c’est le ressenti et le parcours qui nous importe. Nous pouvons citer dans ce cadre quelques-uns de nos emblèmes musicaux : Joy Division, Minimal Compact, The Legendary Pink Dots, Charles de Goal, Clair Obscur, Martin Dupont… mais aussi Seconde Chambre, Dazibao, Leda Atomica, Spherical Objects, The Sound, The Chameleons, Modern English… ou encore d’autres références comme The Doors, Erik Satie, Kraftwerk…etc.
5) Si je ne fais pas d’erreur, FF c’est dans le Luberon, et May à Reims. Je présume qu’au vu de la distance, le net joue un rôle central dans votre collaboration. Cela vous force-t-il à suivre un schéma spécifique dans le processus de création ? Chacun se concentre-t-il sur une dimension particulière des morceaux ou vous donnez-vous plus de liberté ?
Oui, c’est pas évident ces 800 km qui nous séparent physiquement, mais l’essence qui nous stimule est la plus forte. Nous n’avons pas de schéma précis et fonctionnons beaucoup à l’instinct et « dans l’urgence ». Si un nouveau morceau doit voir le jour nous le sentons très vite, saisissant au vol l’étincelle. Nous consacrons notre énergie à bâtir le décor pour pouvoir y évoluer ensuite le plus librement possible. Pour faire simple, M. est plutôt aux compos musicales, mixages et vidéos et May à la compo chant + placements vocaux.
Mais c’est toujours un travail commun de bout en bout qui fait que nous gardons notre unité. Évidemment ces constructions se font essentiellement par le net au vu de la distance. Mais ce n’est pas un frein, c’est une composante du VS, un trait de caractère qui a lui aussi son intérêt. Pour la préparation de concerts, nous répétons bien sûr ensemble, mais c’est limité dans notre calendrier et les évènements live sont donc précieux.
6) Profusion de nouveaux titres sur MySpace, un concert le printemps dernier à la Cantada, un album sur le point de sortir… Grosse actualité ! Pouvez-vous nous parler un peu plus de cet album ? Autoproduction ou label ? Qu’y trouverons-nous ?
Première date à la Cantada en mai dernier en compagnie de [audible] et très enrichissante expérience. Nous avons ressenti une forte vibration partagée avec le public, lui aussi très stimulateur. Expérience qui nous a donné envie de reproduire cela, une nouvelle date est d’ailleurs programmée le 12 septembre 2009 à l’Excalibur à Reims, affiche partagée avec TORSO et POSTERBOY MACHINE, puis d’autres suivront…
Nous envisageons la sortie de notre album toute fin 2009. Notre label fatalObject présentant lui aussi une actualité chargée avec la sortie dans les semaines qui viennent du premier opus de [audible] (que nous recommandons fortement). Fort lien musical et d’amitié qui nous lie avec Bertrand [audible] qui a réalisé avec May des titres en commun comme sa touchante cover de Lovely Flowers (présente sur l’album du même nom), sa participation sur Automates, et a fait lui même intervenir May au chant (en compagnie de Team Skeme) sur son titre accrocheur Addict. FatalObject doit aussi tout prochainement produire l’album Brachko (ancien membre fondateur de Mary goes Round), un must !
Figureront dans notre album une très grosse partie de notre production récente + d’éventuelles petites surprises, nous nous consacrerons aussi fortement au visuel de l’objet que nous voulons en corrélation avec l’univers du VS.
7) De par vos expériences passées, vous devez disposer de pas mal de recul vis-à-vis de la création musicale et de la scène cold/dark en particulier. Tout d’abord, y a-t-il des constantes dans ce que vous cherchez à exprimer, et corollaire, qu’est-ce qui a évolué dans cette expression ?
Pas vraiment de constante, c’est l’atout d’exploration qui revient de manière récurrente. Bien sûr on ressent ce background cold/dark dans nos titres, décor qui vient se planter au fur et à mesure de l’élaboration des morceaux.
Nous n’avons pas de tableau d’action prédéterminé, et c’est le champ libre donné à nos approches créatives respectives qui vient dessiner le trait du décor. En fait c’est un truc qui s’impose de lui même dès lors qu’on a mis en place l’axe de traduction de l’émotion. Le côté cold/dark on le ressent (même fortement), mais il est la conséquence de notre cheminement et pas le point de départ. Nous n’avons pas établi de périmètre où nous nous limitons. On lance des flèches dans les nuages pour les faire finalement se rapprocher… sans doute le tableau vient-il généralement s’obscurcir à ce point de rencontre, mais c’est la couleur qui tient les nuages et nous laisse entrevoir la lumière. Le ciel comme négatif, révélateur argentique de traits d’espoir insensés…
8) Via le net, on assiste à un intérêt croissant envers tous ces groupes cold/post-punk passés… des labels les rééditent… Avec le recul qui est le vôtre, comment vous positionnez-vous par rapport à ça ? Idéalisation nostalgique de groupes qui n’ont pas forcément tous marqués leur époque, ou juste retour des choses ? Ce « revival » est-il une chance ou un fardeau pour les groupes qui officient dans ce registre actuellement ?
On ne parlera pas de revival mais plutôt de poursuite pour ceux qui sont toujours là, et aussi pour les nouveaux venus... Il y a sans doute plus de points communs ces dernières années entre les 2 époques qu'à la fin des années 90.
On le ressent dans ce déchirement de société qui se fait de plus en plus grand, ce questionnement d’avenir de plus en plus improbable, cette critique de vie croissante (critique qu’il y a lieu d’exprimer, mais à exprimer dans la mesure où elle est positive, un sombre tableau comme support à l’imaginaire… les fameux traits de couleur). Cela offre un terrain plus propice, mais le tout existe de lui même. Le cri de souffrance ou de révolte n’est pas spécifique à une époque, ce sont les outils qui diffèrent, comme le net aujourd’hui qui a certainement permis le rapprochement et l’émulation actuelle.
Mais les essentiels sont eux déjà là, on vient simplement les solliciter à l’aide des options présentes. En conséquence de cela, à notre avis, c’est l’implication de chaque groupe, qui fait que cela puisse être une chance ou un fardeau. Beaucoup de formations actuelles à notre sens suivent ce chemin légitime, c’est ce qui engendre cette force et ce besoin…
9) J’ai l’impression que vous avez un son qui se singularise en grossissant le trait avec quelque chose de très très froid. A titre de comparaison, on peut prendre votre excellente reprise (à mon avis) de La Folie. Or, personnellement, je suis un peu déçu par le manque d’originalité des quelques nouveaux groupes que l’on peut entendre ici ou là (cela ne les concerne pas tous, bien sûr). Disons au fond qu’ils se contentent de reproduire de manière très scolaire les codes du genre. Êtes-vous attentif à cet écueil, votre expérience vous aide-t-elle à ce niveau ?
Merci ! C’est très certainement notre fonctionnement à l’émotion qui donne une cohésion à l’ensemble des titres. Le panorama sonore formant comme un mortier qui vient s’infiltrer entre des chansons aux formes et aux textures différentes. On ne part pas d’un mur existant dans lequel on viendrait piocher pour en extraire des pierres de surface, nous constituons chacune de nos propres briques pour tenter d’élever notre édifice.
Nous sommes conscients de l’écueil dont tu parles, et nous ne sommes pas attirés par ses remous. C’est l’écume des années passées qui réside au fond de nous que nous voulons faire émerger. C’est ce qui donne le côté visuel du VS si important, cette façon imagée d’exprimer notre ressenti.
10) D’ailleurs, quels sont les groupes qui vous font triper aujourd’hui (c’est le moment de faire la pub aux copains/copines) ?
[audible] offre à son auditoire des perles musicales toutes en nuances, univers sombre et feutré, lumineux et cristallin tout à la fois, on attend impatiemment la sortie de son premier album chez FatalObject ! Dans des registres tous différents, nous apprécions particulièrement Bran, Archetypo 120, Happiness Project, P, Guitare Noire, RoseLand ,Nuances de Gris et bien d’autres encore !
11) Parce que je suis fan, quelques mots sur Minimal Life ?
Comme pour la plupart de nos titres, quelque chose de pas prémédité. Un truc minimal et vital qui s’est imposé à l’aide d’éléments de force très simples. Une pulsation écoutée de l’intérieur. Un cardiogramme venu s’inscrire en syncopé sur papier millimétré transparent. Puis se détacher de la feuille et finir par évoluer en apesanteur, tracé oscillatoire et anguleux flottant dans l’espace du corps et des pensées. Au final un petit clin d’œil sans doute à Minimal Compact qui reste un de nos groupes les plus marquants.
12) Le chant en français vous va très bien, ce qui n’est pas le cas de tous les groupes français d’ailleurs. Vous allez explorer de plus en plus cette option, ou restera-t-elle exceptionnelle ?
Oui, la plupart de nos titres sont en anglais. Pareil, ça vient au feeling, on ne le détermine pas à l’avance. D’autres titres viendront en français mais sans que ce soit exceptionnel, ça ne restera qu’une partie de l’ensemble. Ensemble qui s’oriente vers l’anglais non par nécessité, mais par le jeu mélodique des textes à chanter, la structure des tonalités. Ceci pour rendre l’ensemble le plus fluide possible et pour exprimer au mieux nos sensations. D’ailleurs on considère le chant comme un instrument de musique à part entière, quelque chose qui vient s’intégrer de manière globale dans les lignes mélodiques du morceau, pas seulement un outil narratif, un élément qui diffuse et donne corps à l’ensemble, et inversement pour la musique par rapport au chant. C’est un tout qui ne saurait vivre indépendamment.
13) Des projets précis ? Ou laissez-vous les choses venir ?
Envie et besoin d’être acteurs, ne pas laisser les choses venir, les provoquer. Bien que ce ne soit pas évident avec nos 800 kms, nous souhaitons organiser de nouveaux concerts, ça devient une nécessité pour nous. L’objectif de notre album en gros point de mire aussi. Et plus que tout, continuer à explorer, il y a tant encore à découvrir.
14) Si vous avez quelques mots à ajouter, profitez-en…
Simplement te remercier de nous soutenir et nous avoir permis de nous exprimer, de partager ce qui nous tient à cœur.
You're welcome ! Merci à vous !
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PPPzine n°9 : MAY vs Femme Fatale |
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